Les Nouvelles Métamorphoses 2014

Dernière mise à jour le 25 octobre 2016

Vogue n° 947, Elle n° 3542 et vous, collage sur miroir, 50×70 cm, détail, 2014
Numéro 134, Série de 4 miroirs et bandes de papier extraites de la revue « Numéro », 20×20 cm chaque, détails, 2014

Les Nouvelles Métamorphoses
Orangerie de La Mothe St-Héray
21 juin – 12 juillet 2014

Cette année, exit les écrans et les sculptures digitales, place au papier, au verre, aux miroirs, aux découpes et aux collages !
Pour la première fois depuis mes études aux Arts Déco, je n’expose que des pièces « non-numériques ».

« Mythe et Réalité »

En effet, le thème 2014, « Mythe et Réalité », me permet de continuer mon travail sur la presse féminine de mode de façon totalement différente de la précédente édition (bien qu’il s’agisse quand même de Réinterprétations Dimensionnelles).

Les dieux sont toujours là.

J’observe depuis longtemps avec une certaine fascination-répulsion les médias de la mode et de la beauté. J’en ai conclu la permanence de la croyance en la Déesse de la Beauté ; une religion qui ne dit pas son nom mais qui est bien présente et efficiente.

(J’essaierai de décortiquer cette mythologie contemporaine dans la conférence que je donnerai, sur place, le 28 juin à 16h : « Dieux et déesses de la beauté aujourd’hui » ).

En n’avouant pas qu’elles présentent des vues d’artistes parfaitement irréelles, en nous laissant croire que chacun peut arriver au même résultat, les pages des magazines de mode et leur modèles de beauté produisent souvent l’effet inverse de celui qu’elles revendiquent: loin de faire du bien, soit elles brisent leurs lecteurs et lectrices, soit, au minimum, elles s’interposent dans leur relation à leur propre corps.

(Vous trouverez un texte plus détaillé sur cette question dans mon article accompagnant l’exposition 2013).

Qu’il s’agisse de presse féminine ou masculine, elles brutalisent et déforment notre perception de nous même.

Résultat concret dans mon travail exposé : les miroirs sont remplis par elles. Le mythe vient s’intercaler dans notre réalité, il ne reste plus beaucoup d’espace pour nous !

Par la même occasion, pour reprendre le contrôle sur elles, je leur fait subir le même traitement que celui qu’elles imposent : je les démystifie en les transformant en simple matériau de travail. Je les manipule, découpe, plie, brise, déchire, recompose à ma guise.